Cet article est le troisième et avant dernier issu de ma présentation “Recruter sans budget et sans rien” du 6 septembre dernier à l’occasion de #TrusSourcing. (Les premiers articles sont par-icipar-là.)

Cette troisième histoire relate le jour où j’ai eu du budget, et vous compte l’histoire d’un investissement dans un Jobboard…

J’ai toujours utilisé les cvthèques en complément de mes actions de chasse. Sans les considérer comme un “must have” j’ai toujours pensé qu’elles étaient un investissement raisonnable et raisonné…

Créant Anara il y a quelques mois, j’avais dans ma roadmap, dès lors que ma trésorerie me le permettrait, d’investir dans ce “nice to have”.

C’est ainsi qu’en Juillet, je menai l’appel d’offre destiné à aboutir à cet équipement – je parle ici d’une CVthèque payante pas de l’Apec ou de Polemploi.

J’appelle mon agence préférée et lui expose mon projet… elle revient vers moi quelques jours plus tard pour me proposer des tests…

A l’issue des tests viennent l’étude des devis et le moment du choix – Au regard des sommes en jeu, ma femme et complice de toujours me conseille de regarder combien de “placements” j’ai réalisé avec ces Cvthèques sur les 12 derniers mois dans mon précédent cabinet… L’évidence du besoin de cet outil m’avait fait jusqu’alors occulter ce point…  Sages paroles en définitives!

“Vous savez, ma femme…”

Je reprends mes historiques de missions sur 3 ans, Surprise ! Pas un placements – de nombreux candidats présentés, certes, mais pas un  recruté… J’en suis pantois… étourdi même… Voilà qui règle définitivement mes interrogations…

Mon propos, ici, n’est pas de discréditer ces bases de données (je continue à penser qu’elles  sont utiles)… cela illustre juste, que dans le cas des missions que j’ai menées et qui me sont confiées, la cvthèque n’était pas pleinement pertinente.

Toutefois, si elle ne m’a pas permis de conclure, elle m’a tout de même fournie des candidats intéressants… et surtout elle avait pour mérite de me RASSURER.

Et comme me l’expliquait un de mes anciens associés, un ou deux placements et c’est payé !

Le budget est rassurant, c’est un doudou !!!

Le budget agit comme un antalgique, à faible dose il calme la douleur et les angoisses… à haute dose c’est une drogue… plus j’en ai, plus il m’en faut…

Le voyage est à ce titre une illustration assez marquante, beaucoup m’expliquent vouloir voyager, voir du pays, partir à l’aventure… mais faute de moyens… Ce projet reste un souhait, un rêve ou un fantasme ! Car effectivement sans budget, pas d’avion, pas d’hotels, d’exotisme… Mais si mon but est véritablement de voir du pays, une paire de chaussures, un sac à dos et c’est parti… Le budget, et surtout son absence, nous permettent parfois de justifier ou d’expliquer des motivations moins avouables….

Combien de fois ai-je entendu, je n’y arrive pas… j’ai du mal…mais si j’avais telle base de données ou telle licence Linkedin ce serait différent… Vraiment ?!

Acheter ces Puma ne vous fera pas battre ou égaler le record  d’Usain Bolt… Ou alors arrêtez le recrutement et faites de l’athlétisme ! 

A observer des sportifs,  des virtuoses de la performance, ce qui est édifiant, c’est de voir à quel point est cultivé l’efficience.

L’efficience est une optimisation de la consommation des ressources utilisées dans la production d’un résultat… La recherche d’efficience est donc le fruit d’une recherche économique !

L’argent ne travaille pas seul !

Déjà trois articles qui nous amènent inexorablement au quatrième et dernier billet de cette saga de rentrée… Il y sera question d’amélioration continue et de chaînes de production…