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Google Scholar PSE

Google PSE · 11 juillet 2022

Sourcer les chercheurs : un moteur de recherche dédié à Google Scholar

Comment transformer Google Scholar en terrain de sourcing, grâce à un moteur de recherche personnalisé et aux données structurées.

Essayez de sourcer un chercheur sur LinkedIn. Vous trouverez peut-être un profil. Rarement ses travaux.

Le scientifique, l’ingénieur R&D, le doctorant ne se racontent pas sur LinkedIn. Ils publient. Leur vraie signature n’est pas dans une bio déclarative, elle est dans leurs articles, leurs co-publications, leurs affiliations.

Cette signature, il existe un endroit où elle vit : Google Scholar.

Reste à savoir le faire parler.

Le profil du chercheur n’est pas un profil, c’est une trace

LinkedIn est un annuaire déclaré. Chacun y écrit ce qu’il veut montrer. Google Scholar, lui, est un registre de travail. On n’y figure pas parce qu’on l’a décidé, mais parce qu’on a publié.

Pour un sourceur, la différence est décisive. La publication est une preuve de travail. Elle dit ce qu’une personne a réellement produit, avec qui, et dans quel champ.

Le problème, c’est que Google Scholar n’est pas pensé pour le sourcing. Pas de filtre par entreprise, pas d’export, une recherche pauvre.

D’où l’idée : construire son propre moteur par-dessus.

Un moteur de recherche dédié à Google Scholar

Ce moteur est un CSE, pour Custom Search Engine, aussi appelé PSE, Programmable Search Engine. C’est un outil Google gratuit, partageable, et sans CAPTCHA, que l’on détourne de son usage de webmaster pour créer un moteur ciblé sur une seule plateforme.

https://cse.google.com/cse?cx=25f22e28eb7893fd9

Celui-ci repose sur deux briques :

Un X-ray de Google Scholar, c’est-à-dire une restriction du moteur au seul domaine site:scholar.google.com. Une restriction sur le type person de schema.org, le vocabulaire de données structurées que Google lit dans son index.

Résultat : un moteur qui ne cherche que dans Google Scholar, et qui sait lire la structure des pages au lieu de leur seul texte.

Pourquoi les données structurées changent tout

Une recherche classique lit des mots. Un CSE branché sur les données structurées lit des champs.

C’est toute la puissance des opérateurs more:p:. Là où une recherche normale vous renverrait toute page contenant un mot, ces opérateurs interrogent précisément un attribut : le rôle d’une personne, son organisation, un élément de son snippet.

Vous ne cherchez plus dans la page. Vous interrogez sa structure.

Les opérateurs avancés à connaître

Voici les trois opérateurs qui rendent ce moteur utile pour le sourcing.

Par rôle : more:p:person-role:"titre" Pour cibler une fonction déclarée dans les données structurées. Exemple : more:p:person-role:leader

Par organisation : more:p:person-org:"organisation" Pour restreindre à une institution, une université, un laboratoire. Exemple : more:p:person-org:sorbonne

Par snippet : more:p:Itemlist-itemlistelement:"snippet" Pour cibler un élément de contenu, par exemple un sujet de recherche. Exemple : more:p:Itemlist-itemlistelement:sars*cov

Combinez-les, et vous obtenez une précision que ni LinkedIn ni une recherche Google classique ne vous donneront. Un chercheur, dans une institution donnée, sur un sujet précis.

Concrètement, pour sourcer quoi ?

Ce moteur brille là où LinkedIn est aveugle.

Les profils scientifiques et R&D, dont l’expertise se mesure en publications plus qu’en intitulés de poste. Les doctorants et post-docs, souvent absents ou invisibles sur les réseaux professionnels classiques. Les experts d’un domaine de pointe, que vous identifiez par leur sujet de recherche avant même de connaître leur employeur.

Vous partez du travail, vous remontez à la personne. L’inverse exact du sourcing par mot-clé déclaratif.

La logique derrière l’outil

Cet outil n’est pas un gadget. C’est l’application d’un principe simple : préférer la trace au récit.

Sur LinkedIn, vous lisez ce qu’une personne affirme. Sur Google Scholar, vous lisez ce qu’elle a fait. Et une compétence prouvée par une publication n’a pas besoin d’être écrite dans une bio pour exister.

Comme pour GitHub côté développeurs, Google Scholar offre aux profils de la recherche un terrain de signaux bruts, difficiles à truquer. À vous d’aller les lire.

À vous de jouer

Le moteur est prêt, gratuit, et partageable. Testez les opérateurs, croisez-les, adaptez-les à vos recherches.

Et si vous voulez d’autres briques frugales pour outiller votre sourcing, vous savez où me trouver.

#sharingiscaring

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