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Slack scraping session

Articles · 11 mai 2019 · 2 min de lecture

Article écrit en mai 2019, mis à jour en juin 2020. La méthode script console est désormais caduque — la section PhantomBuster reste valide.

Pourquoi scraper Slack ?

Slack n’est pas LinkedIn. C’est précisément pour ça qu’il est intéressant.

Les personnes qui fréquentent un workspace Slack technique ou professionnel n’y sont pas pour séduire un recruteur. Elles y sont parce qu’elles partagent un intérêt, une pratique, une communauté. C’est un signal comportemental fort — exactement ce qu’on cherche quand on source.

Un workspace JavaScript en France, un serveur DevOps, une communauté produit, un groupe RH tech : chacun de ces espaces contient des dizaines, voire des centaines de profils qualifiés, avec leur prénom, leur nom, leur email professionnel et souvent un titre de poste.

Le tout, accessible en quelques clics — à condition de savoir où regarder.

Ce qu’on peut extraire

Quand vous avez accès à un workspace Slack (en tant que membre), vous avez accès à la liste des membres. Pour chaque personne, Slack expose :

  • Prénom et nom
  • Email (professionnel ou personnel, selon ce que la personne a renseigné)
  • Titre de poste
  • Téléphone (si renseigné)
  • Fuseau horaire
  • Photo de profil

Ce sont exactement les données dont vous avez besoin pour initier un enrichissement vers LinkedIn.

La méthode originale (2019) — et pourquoi elle ne fonctionne plus

En 2019, un script console permettait d’extraire directement la liste des membres depuis n’importe quel workspace Slack. Le principe : ouvrir la console développeur du navigateur et exécuter ce code :

var members = TS.model.members.map(function(member) {
  return {
    'firstName': member.profile.first_name,
    'lastName': member.profile.last_name,
    'email': member.profile.email,
    'title': member.profile.title,
    'telephone': member.profile.phone,
    'timezone': member.tz
  }
});
console.log(JSON.stringify(members));

La sortie JSON était ensuite convertie en CSV via un convertisseur en ligne.

Depuis mi-2020, cette méthode ne fonctionne plus. Slack a modifié son API front-end et l’objet TS.model.members n’est plus exposé de cette manière. La tentative renvoie désormais une erreur ou un tableau vide.

La méthode actuelle : PhantomBuster

Depuis 2020, la solution la plus fiable pour scraper Slack est d’utiliser le Phantom dédié Slack de PhantomBuster.

La logique est simple :

  1. Connectez PhantomBuster à votre compte Slack via cookie de session
  2. Sélectionnez le workspace et le canal cible — choisissez de préférence le canal général (#general), qui regroupe la majorité des membres actifs
  3. Lancez le Phantom, récupérez l’export CSV

En quelques minutes, vous obtenez une liste propre avec les champs disponibles pour chaque membre.

L’enrichissement : retrouver les profils LinkedIn

Une fois la liste extraite, l’objectif est de la connecter à LinkedIn pour identifier les profils et pouvoir contacter.

Option 1 — LinkedIn Profile URL Finder de PhantomBuster Vous lui donnez une liste de noms ou d’emails, il vous rend les URL LinkedIn correspondantes. Taux de succès correct, mais variable selon la qualité des données en entrée.

Option 2 — Import d’emails dans LinkedIn Si vous disposez des emails professionnels extraits de Slack, vous pouvez les importer dans vos contacts LinkedIn. Cette méthode fonctionne avec Sales Navigator et LinkedIn Recruiter : la plateforme fait le matching et vous propose les profils correspondants.

Le cas des profils non trouvés

Le principal obstacle à l’enrichissement tient en un mot : l’homonymie de domaine.

Sur Slack, une personne utilise souvent son email professionnel ([email protected]). Sur LinkedIn, elle est inscrite avec son email personnel (gmail, yahoo, etc.). PhantomBuster ne peut pas faire le lien entre les deux.

La parade : l’extraction de nom par pattern d’email.

La plupart des emails professionnels suivent un schéma prévisible :

Dans un tableur Google, quelques formules suffisent à isoler le prénom et le nom à partir de l’email, en utilisant @ comme séparateur, puis . pour découper le local-part. Vous obtenez ainsi une liste de noms propres, réinjectables dans PhantomBuster ou dans une recherche LinkedIn manuelle.

C’est laborieux sur des centaines de profils, mais sur une liste courte et ciblée, c’est souvent la meilleure option.

En résumé

ÉtapeOutilStatut
Scraping workspaceScript console JS❌ Obsolète depuis 2020
Scraping workspacePhantomBuster Slack✅ Fonctionne
Enrichissement email → LinkedInPhantomBuster Profile Finder✅ Fonctionne
Enrichissement email → LinkedInImport contacts LinkedIn✅ Fonctionne (Sales Nav / Recruiter)
Profils non trouvésPattern email → nom/prénom✅ Manuel mais fiable

Pour aller plus loin sur le scraping Slack avec les outils actuels, l’article de Nicolas Darcis sur SourceCon reste une référence.

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