Voilà deux ans et demi, je lançais des chantiers d’automatisation dans mon sourcing…

Après avoir travaillé sur les process de recherche et d’identification, l’heure était venue de passer à l’approche des candidats… L’engagement candidats serait mon chemin…

A la lecture de nombreux blogs de sourcers, marketers, et growth hacker….Je me forgeais une première compréhension du sujet et me lançais….

Automation in progress…

L’automatisation passerait par l’adoption d’un outil de crm… après un rapide benchmark, j’adoptais un outil et mettais en application mes lectures…

Trackant mes analytics, je mesurais chaque envoi….taux d’ouverture, mes retours, bounces, rebonds… je systématisais la personnalisation jusqu’à 7 voire 8 critères sur 3, 4 puis 5 relances…

Si les premiers envois ne furent pas toujours réussis, après quelques tests et les progrès aidant, j’en généralisais l’usage.

Heureux, insouciant, je séquencais, templatisais à tour de bras… partant du principe qu’un mail écrit plus de 3 fois méritait son template.

Délivrabilité? 

Aux grès des lectures, j’avais bien vu quelques mises en garde sur la délivrabilité, mais n’envoyant que fort peu d’emails, mes séquences étant plutôt ciblées, mes campagnes ne comptant qu’une vingtaine d’emails à chaque envoi, je me disais que j’aurai bien le temps…

La délivrabilité est un concept e-marketing. On dit d’un courriel expédié qu’il est délivré s’il est reçu dans la boîte de son destinataire. La délivrabilité comprend les caractéristiques de cette livraison.

Courant Février 2018, alors que je lance Anara, j’applique le fruit de ces quelques mois de travaux d’industrialisation et normalise ce process mail en industrialisant ma chaine de production… Tout fonctionne à merveille …Nouveau domaine, nouveaux outils… Je source, je cible, je “templatise”… j’emaille à hue et à dia et ça marche…. les retours de mes candidats prospects sont plutôt positifs… bref tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes…

Puis mi-juillet 2018 – alors qu’une séquence recible 5 candidats qui ne m’ont pas encore répondus… Patatras…

Je reçois une notification de mon email provider – GSuite

J’accuse réception du message sans inquiétude… ne comprenant pas véritablement pourquoi…

La vie reprend… puis fin août, alors que j’avais déjà initialisé deux séquences dans la matinée de 10 et 12 mails … je reçois une rafale de mails m’indiquant que mes 10 derniers envois ont été bloqués…

Ground control… to major Tom

En creusant, je découvre que j’ai atteint ma limite d’envoi et qu’elle sera remise à 0 dans 24 heures… il est 15h24 et je ne peux plus rien envoyer…. avant demain 15h et surtout, il va me falloir comprendre ce qui se passe…

Je m’inquiète alors de ce que j’avais jusqu’alors mis de côté jusqu’alors… la délivrabilité de mes emails.

En regardant  de plus prêt mon outil crm je découvre un rapport sur la délivrabilité :

De toute évidence, je dois configurer mon DKIM et mon DMARC pour maximiser ma délivrabilité…

Mais au fait SPF, DKIM et DMARC KEsako?

Wikipedia est mon ami…

SPF (Sender Policy Framework) est une norme de vérification du nom de domaine de l’expéditeur d’un courrier électronique. L’adoption de cette norme est de nature à réduire le spam.

DKIM (DomainKeys Identified Mail) est une norme d’authentification fiable du nom de domaine de l’expéditeur d’un courrier électronique. Elle constitue une protection efficace contre le spam et l’hameçonnage.

Quant au DMARC

DMARC, (Domain-based Message Authentication, Reporting and Conformance,) est une spécification technique créée par un groupe d’organisations qui souhaite aider à réduire l’usage abusif des e-mails, tels que le spam, le phishing, en proposant une solution de déploiement et de surveillance des problèmes liés à l’authentification des e-mails.

Un appel au help desk de mon provider de mail préféré me confirme mon intuition, mon compte a bien été bloqué car mon activité est apparue suspecte à un certain nombre de serveurs…

J’explique alors mon usage et mon approche – mon interlocuteur m’explique qu’effectivement si mon approche n’est dans le fond pas reprochable, l’absence des blanc-seing que sont le SPF, DKIM, DMARC combinés à l’utilisation d’automates, ont été interprété comme une activité de spam…. J’imaginai que le spam n’était qu’une question de volume… finalement le sujet est plus complexe…

Quelques heures plus tard et add-on à mon nom de domaine, me voici au vert… et paré pour de nouvelles aventures…

Soignez votre délivrabilité…

J’ai rejoint il y a peu un groupe de Growth Hacker Recruiters où nous échangeons sur nos techniques de sourcing, d’emailing de branding… beaucoup de sujets empruntés au marketing… Ces approches sont passionnantes mais ont aussi des conséquences et des impacts techniques et technologiques qu’il nous faut prendre en compte…

Tout comme le RGPD nous impacte et demande de nous intéresser à de nouveaux concepts (conservation des données, sécurisation de nos bases de données…. Ces outils que nous empruntons aux marketers afin d’être plus pertinents et efficaces dans nos approches nous imposent aussi de monter en compétences sur des sujets initialement éloignés de notre coeur de métier historique… et dans le cas présent de nous intéresser l’intégrité de notre nom de domaine… Depuis, je monitore régulièrement mon nom de domaine via le site : https://mxtoolbox.com/  et m’assure de l’intégrité de ma délivrabilité…